Combien de sentinelles faut-il pour notre effectif ?
Un repère fréquemment retenu : une sentinelle pour 30 à 50 salariés. Mais le bon chiffre dépend surtout de la géographie et des rythmes de travail. Une entreprise de 200 personnes sur un site unique et une entreprise de 200 personnes réparties sur douze agences n'ont pas le même besoin. Nous dimensionnons le réseau au moment du cadrage, en repérant les zones d'ombre : équipes de nuit, sites isolés, télétravailleurs, salariés détachés chez des clients.
Notre entreprise engage-t-elle sa responsabilité en formant des sentinelles ?
La sentinelle n'exerce aucun acte de soin et ne pose aucun diagnostic : c'est précisément ce que la charte formalise. Le dispositif s'inscrit dans votre obligation de sécurité et vient renforcer, non remplacer, votre démarche d'évaluation et de prévention des RPS. Le risque, en pratique, ne vient pas de l'existence du réseau mais d'un rôle non écrit, non articulé aux circuits internes et sans protocole d'alerte — ce que le temps 4 de la démarche vise justement à couvrir.
Quelle différence entre une sentinelle et un secouriste PSSM ?
« Secouriste PSSM » désigne une certification : une personne ayant suivi les 14 heures du programme PSSM France. « Sentinelle » désigne un rôle tenu dans votre organisation, avec une charte, une visibilité interne et une supervision. On peut être secouriste sans être sentinelle — beaucoup de personnes se forment à titre citoyen. À l'inverse, un réseau de sentinelles gagne à s'appuyer sur des personnes certifiées, pour garantir une méthode d'intervention homogène.
Faut-il consulter le CSE ?
C'est vivement recommandé, et souvent nécessaire dès lors que le dispositif touche aux conditions de travail et à la santé des salariés. Au-delà de l'aspect formel, associer les représentants du personnel dès la conception change la perception du réseau : il est reçu comme une démarche partagée et non comme un outil de la direction. Plusieurs entreprises intègrent d'ailleurs des élus parmi les volontaires.
Combien de temps pour déployer le dispositif ?
Comptez trois à six mois entre le cadrage et la première promotion opérationnelle : quelques semaines pour le cadrage et la consultation des instances, un à deux mois de sensibilisation et d'appel à volontaires, puis la session de formation. La supervision démarre dans les trois mois qui suivent la formation, et le rythme de croisière s'installe généralement au bout d'un an.
Les formations sont-elles finançables ?
Oui. Les formations sont dispensées par un organisme déclaré (NDA 11770819677) et sont éligibles aux financements OPCO. Le budget global d'une démarche combine la sensibilisation, la formation certifiante, la supervision annuelle et l'accompagnement au cadrage : nous le construisons ensemble, sur devis contextualisé.